Liz Larner, artiste californienne renommée, s'est tournée vers un matériau étrange et inhabituel dans sa quête de nouvelles dimensions de l'art : la respiration. Dans son projet intitulé "Chaque artiste a soufflé", elle a invité des artistes du monde entier à respirer sur des plaques de pétri, créant ainsi des œuvres d'art à partir de bactéries respiratoires. Ce travail a commencé en 1988 et est maintenant présenté sous une forme transformée dans diverses expositions.
Une expérience avec des bactéries
Les œuvres de Larner sont en constante évolution. Certaines bactéries ont pris la forme de "gaufres belles et sèches", tandis que d'autres se sont transformées en "vert foncé et sale" et ont pris une certaine allure effrayante. Ces changements reflètent d'une certaine manière le monde d'aujourd'hui et les tensions qui y existent.
Liz Larner s'intéresse à l'odeur et au parfum de la vie humaine ainsi qu'aux matériaux inhabituels qu'elle utilise dans ses œuvres. Lors de sa première grande exposition au Royaume-Uni, intitulée "Ligne dure pour courbure", elle a transformé des plastiques à usage unique en œuvres à la fois attrayantes et dangereuses. Elle a commencé à réfléchir à l'utilisation de ces matériaux depuis que la Chine a cessé d'accepter les plastiques américains.
Défis environnementaux
Larner déclare : "Quand je vivais à Los Angeles, j'ai réalisé où allaient nos plastiques, et cela m'a amenée à les ramener dans mon studio. Leur volume est devenu si important que j'ai dû les suspendre au plafond." Ces œuvres font non seulement référence à la beauté visuelle, mais abordent également les défis environnementaux et la nécessité de prêter attention aux déchets plastiques dans la vie quotidienne.
À la lumière des œuvres de Larner, on peut dire que la respiration en tant qu'art est non seulement un outil d'expression créative, mais aussi un reflet des défis mondiaux et environnementaux. La respiration peut-elle être de l'art ? Il semble que Liz Larner réponde à cette question avec ses œuvres.




